(AFP - 13/05/08) Le Conseil général
de Vendée, présidé par Philippe de Villiers (MPF), a proclamé aujourd'hui "sans OGM" le département, estimant que la loi devant être adoptée par le Parlement était "défaillante" car "elle ne nous
protège pas".
Le président du Mouvement pour la France a présenté un plan "Vendée sans OGM", qui va "faire de la Vendée une zone-témoin sans OGM", "mettre en place un contrôle scientifique" et "lancer un
programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique", dont les surfaces devraient doubler en cinq ans.
Pour M. de Villiers, le projet de loi sur les OGM comporte des avancées mais "il est loin d'apporter toutes les garanties", notamment en "avalisant la culture OGM en plein champ".
Lors d'une déclaration à la presse, retransmise à la télévision, le candidat de la droite conservatrice à la mairie de Rome, Gianni Alemanno, a revendiqué la victoire, lundi 28 avril. D'après les données du ministère de l'intérieur, M. Alemanno a obtenu 53,7 % des voix. Il devance de plus de 7 points son rival de centre-gauche, qui obtient 46,3 % des suffrages, selon la même source. Cette défaite constitue un important revers pour la gauche, qui dirigeait "la Ville éternelle" depuis quinze ans.
"Cette longue bataille s'est conclue par notre victoire. J'ai la ferme intention d'être le maire de tous les Romains. Je remercie ceux qui ont voté pour moi et aussi ceux qui ont fait un autre choix que je respecte", a déclaré à la presse Gianni Alemanno, dont les propos étaient retransmis par la chaîne de télévision Sky TG24. Peu après, M. Rutelli a reconnu la victoire de son adversaire, précisant qu'il lui avait téléphoné.
Comme le craignaient les états-majors politiques, en particulier à gauche, la participation au second tour a été en baisse, atteignant 63 %, contre 73,5 % il y a quinze jours, d'après l'agence ANSA. Les Romains ont en effet été nombreux à déserter la capitale dimanche, premier jour du scrutin, qui avait lieu dimanche et lundi.
Lors du premier tour, la gauche a subi un revers inattendu avec la mise en ballottage de son candidat, le ministre de la culture, Francesco Rutelli (54 ans), par son rival de droite, Gianni Alemanno (50 ans), ancien ministre de l'agriculture de Silvio Berlusconi, le prochain chef du gouvernement. Au premier tour, M. Rutelli, déjà maire de Rome entre 1993 et 2001, avait recueilli 45,8 % des voix face à Gianni Alemanno, candidat du parti "Peuple de la liberté" (PDL), qui avzait obtenu 40,7 % des suffrages.
CAMPAGNE SÉCURITAIRE
La campagne municipale romaine a été dominée par le thème de la sécurité. Deux viols commis la semaine dernière à Milan et à Rome pour lesquels sont poursuivis un Egyptien et un Roumain ont contribué à durcir la bataille opposant les deux candidats, la droite reprochant à la gauche son laxisme en matière de criminalité et d'immigration.
M. Alemanno a notamment promis l'expulsion de 20 000 immigrés clandestins, tandis que M. Rutelli a proposé de distribuer aux femmes des bracelets permettant d'alerter la police en cas de danger. Rappelant les débuts en politique du candidat de la droite au sein du parti MSI, héritier du fascisme, la gauche radicale avait quant à elle appelé à la mobilisation contre l'élection d'un "maire fasciste" et le "retour de la marée noire" à Rome.
Un viol à Rome relance le débat sur la sécurité
Rome - Richard Heuzé - LE FIGARO - 21/04/2008
«Il faut remplir les prisons», a déclaré l'ancien garde des Sceaux de la Ligue du Nord, Roberto Castelli, alors qu'une étudiante a été agressée en rentrant chez elle.
À huit jours d'un second tour qui s'annonce très disputé entre droite et gauche pour l'élection du maire de Rome, le viol d'une jeune femme par un clandestin roumain dans une banlieue de la
capitale relance avec vigueur le débat sur la sécurité et l'immigration.
La Ligue du Nord, sortie en force des urnes il y a huit jours, exige des mesures immédiates et revendique le ministère de l'Intérieur pour «faire place nette». «Il faut remplir les prisons.
Le message des urnes est clair : les gens veulent plus de sécurité et il faut la leur donner», annonce son ancien garde des Sceaux, Roberto Castelli, en dénonçant le fait que trop peu de
délinquants étrangers restent incarcérés. S. M. (31 ans), fille d'un diplomate du Lesotho étudiant l'économie à l'université La Sapientza de Rome, a été agressée par un Roumain de 37 ans alors
qu'elle rentrait chez elle.
S'étant trompée d'arrêt d'autobus, elle a tenté de rejoindre à pied son domicile, à minuit passé. Sur une route mal éclairée près de la gare, l'immigré l'a poignardée à la poitrine avant de
l'entraîner dans un bosquet pour abuser d'elle. Une patrouille de carabiniers alertée par deux jeunes gens a surpris le violeur en flagrant délit. Les jours de la jeune femme ne sont pas en
danger.
La droite en a toutefois tiré aussitôt argument pour faire de la sécurité le thème principal de sa campagne à Rome. D'autant que, sur les 4 663 viols commis l'an dernier en Italie soit treize par
jour , un tiers sont attribués à des ressortissants étrangers, clandestins en majeure partie. Les délits sexuels augmentent : 320 l'an dernier à Rome, vingt-six de plus que l'année précédente,
517 à Milan (contre 44 en 2006). Pour Gianni Alemanno, candidat du Peuple des libertés (coalition de Silvio Berlusconi) aux élections pour le Capitole, cette nouvelle agression «prouve» l'absence
de politique sécuritaire de la gauche.
Il cite aussi le cas de Francesca Reggiani, une femme de 47 ans violée et assassinée par un clandestin tzigane dans une autre banlieue romaine le 30 octobre dernier : «Depuis, rien n'a été
fait.»
Au premier tour, il y a huit jours, Alemanno avait cinq points de retard et 108 000 voix de moins que Francesco Rutelli, le candidat du Parti démocrate qui cherche à reconquérir Rome après
l'avoir gouverné de 1993 à 2001.
Aussi, soutenu par Berlusconi, cherche-t-il à capitaliser sur l'émotion suscitée par ce fait divers en proposant un plan de sécurité pour la capitale «sur le modèle européen». D'importants
effectifs des forces de police devraient être dans les gares et les transports publics : «Tout délinquant immigré arrêté devra être expulsé.» «Il convient de frapper fort» La droite au grand
complet emboîte le pas, la Ligue du Nord en tête.
Son coordonnateur national Roberto Calderoli exige des décrets adéquats dès le premier Conseil des ministres pour rétablir l'ordre : «Tout jour qui passe fait des victimes en plus. Il convient de
frapper fort pour montrer que le laxisme du passé est terminé.» Silvio Berlusconi est tombé d'accord dimanche soir avec Umberto Bossi.
Le leader de la Ligue a obtenu qu'un de ses hommes soit désigné au ministère de l'Intérieur.
Il s'agit de Roberto Maroni qui a déjà exercé cette fonction en 1994. Les trois autres ministres de la Ligue seront Roberto Calderoli à la vice-présidence du Conseil, Luca Zaia à l'Agriculture et
Bossi, lui-même, aux Réformes.
En priorité, la Ligue du Nord demande la reprise des expulsions des délinquants étrangers, le maintien en prison des criminels et l'adoption d'une loi sur l'immigration aussi restrictive que
celle adoptée sous le nom de ses deux auteurs «Fini/Bossi» en 2002 et que la gauche s'était empressée d'abolir à peine avait-elle remporté les élections de 2006.
Le MPF demande au Gouvernement la mise en place d'une véritable politique familiale qui passe, à l'évidence et de manière profondément symbolique, par le maintien de la Carte famille nombreuse à la SNCF et celui des majorations des allocations au moment où les enfants deviennent adolescents. Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, la famille assure une mission d'intérêt national, sans oublier son rôle fondamental dans le financement des retraites et de la protection sociale. Le MPF souhaite l'instauration d'un Revenu parental d'éducation de 1000 € nets mensuel, d'un quotient familial pour les retraites à partir du 3ème enfant, la mise en place de modes de garde adaptés ou encore la création d'un prêt familial à taux zéro pour l'accession à la propriété. Investir pour les familles, c'est investir dans l'avenir.
ROME (AFP - 14/04/2008) - La droite italienne dirigée par Silvio Berlusconi était donnée gagnante des législatives par deux sondages sortie des urnes publiés lundi.
La coalition de droite formée notamment du Peuple de la liberté (PDL) et de la Ligue du Nord remporte 42,5% des voix au Sénat, contre 39,5% au nouveau Parti démocrate (PD, centre-gauche) de l'ex-maire de Rome Walter Veltroni, selon l'Institut Piepoli, qui a réalisé ces sondages pour le compte des deux chaînes de télévision Rai et Sky.
A la Chambre des députés, la coalition de droite mène avec 42% contre 40% au PD, selon la même source.
Le reste des voix est réparti entre la Gauche arc-en-ciel (communistes et Verts), les chrétiens démocrates centristes de l'UDC et l'extrême-droite de La Destra.
Cette avance de la droite ne signifie cependant pas qu'elle aura la majorité absolue au Sénat en raison de la loi électorale qui attribue la prime de majorité au parti vainqueur dans la chambre haute sur une base régionale et non nationale.
Si ces premiers sondages sont confirmés, c'est la troisième fois que Berlusconi (71 ans) reviendrait au pouvoir. En avril 2006, après un mandat de cinq ans, il avait été battu par son vieil adversaire de gauche Romano Prodi.
Pour son premier scrutin national, l'ex-maire de Rome Walter Veltroni (52 ans) fait un score meilleur que prévu alors qu'il portait le lourd héritage des 20 mois du gouvernement de Romano Prodi.
Rompant avec les grandes coalitions hétéroclites de gauche, il s'est présenté à la tête du seul PD, né de la fusion à l'automne dernier des ex-communistes et des catholiques de gauche.
La Ligue du nord (régionaliste et populiste) réaliserait un score meilleur qu'en 2006 en recueillant 5 à 7 % des voix, contre 4,5 % aux dernières législatives.
S'il a montré qu'il a retrouvé un peu de pugnacité vers la fin de la campagne, l'une des plus ennuyeuses de ces dernières années, Berlusconi s'est bien gardé de faire cette fois des promesses inconsidérées alors que l'Italie est en panne de croissance et plongée dans la crise.
Conscient des difficultés qui l'attendent et accusant la gauche d'"avoir mis le pays à genoux", il a affirmé être prêt à "porter la croix" du nouveau gouvernement, annonçant des "sacrifices" aux Italiens.
Le taux de participation pour deux jours de scrutin s'est inscrit à 82,4 %, soit environ un point de moins qu'en 2006, selon une estimation de la télévision Sky.
C'est la deuxième fois que les Italiens retournent aux urnes en l'espace de deux ans pour des législatives.
Ces élections anticipées ont été provoquées par la chute fin janvier du gouvernement de Romano Prodi, dont la coalition de gauche avait été élue, théoriquement pour cinq ans, en avril 2006.
Le scrutin s'est déroulé sur fond de malaise dans un pays en perte de vitesse, plombé par un brusque ralentissement de la croissance (+0,6% du PIB prévu pour l'année, après +1,5% en 2007).
Les derniers sondages autorisés avaient prédit un retour au pouvoir pour un troisième mandat de Berlusconi.
En cas de majorité insuffisante au Sénat, Berlusconi pourrait être contraint d'avoir à négocier des alliances, soit avec les centristes de l'UDC, soit avec M. Veltroni pour faire les réformes indispensables à la remise en marche du pays, en particulier électorale.
En plus des législatives, les Italiens votaient aussi dans plusieurs villes pour des municipales, notamment à Rome, et pour des régionales, comme en Sicile.
Les premières projections en sièges sont attendues vers 17H00



