Alors que les collectivités territoriales représentent 73 % de l'investissement public à l'heure actuelle, Nicolas SARKOZY entend leur retirer toute marge de manoeuvre financière. Étant au plus
près des réalités économiques et des besoins des Français, les collectivités, et les départements en particulier, sont pourtant les mieux placés pour réaliser les investissements et
l'innovation que le Président de la République appelle de ses voeux.
Privilégier la « croissance interne » plutôt que la « croissance externe » est une autre priorité. Mais elle implique nécessairement la mise en place d'un protectionnisme
européen. Sans cela, nos investissements s'avèreront inutiles.
Comme l'a annoncé le Président de la République, l'Europe doit changer radicalement : « l'Europe ne pourra pas être la même avant et après la crise ». Il est donc indispensable
d'enterrer définitivement le traité de Lisbonne, qui a été rédigé avant la crise et qui désarme l'Europe face à la concurrence étrangère, et de poser les bases d'un nouveau traité protecteur.
Véronique BESSE et Dominique SOUCHET, députés du Mouvement pour la France,
partagent le constat du Président de la République sur l'état de la France et sur les conséquences de la crise mais soulignent plusieurs incohérences dans ses orientations.