Villiers: "quand il y a un UMP face à un PS, il vaut mieux voter UMP"

Publié le par MPF puy-de-Dôme

PARIS (AFP - 14/06/07) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers estime qu'il "vaut mieux voter UMP" face à un candidat socialiste au deuxième tour des législatives dimanche, a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.
"La droite n'est pas parfaite, mais la gauche est exécrable", a affirmé l'ancien candidat à la présidentielle, resté très discret après le premier tour de la présidentielle où il avait recueilli 2,23%.

 

"Quand il y a un UMP face à un socialiste, il vaut mieux voter UMP", même si "cela ne veut pas dire qu'on ne sera pas amené à critiquer" la future majorité parlementaire, a-t-il ajouté.

 

"Quand le gouvernement prendra des mesures de droite, nous le soutiendrons. S'il devait faillir à sa ligne, nous serions là pour lui rappeler ses engagements", a déclaré M. de Villiers.

 

Le président du MPF a estimé qu'il était "trop tôt" pour juger les premiers pas du président Sarkozy.

 

"Le fait qu'il ne suspende pas les négociations (de l'UE) avec la Turquie n'est pas un bon signe", a relevé M. de Villiers, critiquant également le projet de traité simplifié défendu par le président français.

 

"S'il fait passer son mini-traité avec un ministre européen des Affaires étrangères, c'est la fin de la France", a estimé M. de Villiers, qui regarde en revanche d'un oeil plus positif le durcissement des conditions du regroupement familial annoncé par le gouvernement.

 

M. de Villiers a affirmé n'être pas "déçu" par les résultats de la présidentielle et des législatives.

 

"Sarkozy a éliminé tout le monde en reprenant le discours de tout le monde", de l'extrême droite à la gauche, mais "les retours de manivelle sont parfois tardifs, inattendus, et assez violents", a-t-il estimé.

 

"Si dans l'avenir les vraies réformes - le rétablissement des frontières, le traitement des questions de l'immigration et des délocalisations, la lutte contre le communautarisme - ne sont pas faites (...) il y aura émergence d'un pôle critique" à la place du FN, "qui a fait son temps", a-t-il estimé.

 

Or le MPF "est dans une situation très intéressante pour l'avenir", dans la mesure où il possède une structure financière saine, n'ayant "pas de dettes" après les deux scrutins, a estimé M. de Villiers.

 

Les moyens financiers du MPF aumgenteront d'environ 30% pendant la prochaine législature, passant à environ 800.000 euros par an, selon les estimations de son secrétaire général Guillaume Peltier.
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Publié dans MPF 63

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