Christophe Girard (MPF) tête de liste à Vénissieux , soutenu par l'UMP, pourrait surprendre
Lyon - (AFP - 07/12/07) Le sénateur-maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, pourrait bien perdre la présidence de la communauté d'agglomération du Grand Lyon même en cas de réélection, si certaines communes de l'est lyonnais tenues par la gauche venaient à basculer à droite aux prochaines municipales. La communauté d'agglomération lyonnaise, constituée de 57 communes regroupant plus d'1,3 million d'habitants, est dirigée depuis le 20 avril 2001 par Gérard Collomb, alors fraîchement élu, grâce à l'appui de quelques "petits" maires centristes et de droite.
Cette alliance a eu un prix: pour 137 membres du conseil de communauté, l'exécutif a dû, pour satisfaire toutes ses composantes, nommer pas moins de 37 vice-présidents.
"L'exécutif du Grand Lyon, c'est une armée mexicaine !", ironisait dans un entretien à l'hebdomadaire Lyon Capitale en octobre dernier le député (UMP) de la 5e circonscription du Rhône Philippe Cochet, candidat aux municipales à Caluire et qui entend bien reprendre le Grand Lyon à la gauche, quelque soit le scénario à Lyon.
Ce proche de Nicolas Sarkozy goûte fort peu l'ouverture "à la lyonnaise" pratiquée au conseil communautaire: "aujourd'hui il y a une situation hybride au Grand Lyon puisque la majorité est à droite et le président à gauche (...) J'ai du mal à accepter que certains maires se soient fait élire avec des voix de droite pour aller collaborer avec un exécutif de gauche".
En 2008, la situation pourrait changer. Aux dernières législatives, des bastions de gauche sont tombés et d'autres ont tremblé, annonçant une modification du rapport de force pour l'élection du président du Grand Lyon.
Ainsi, dans la 13e circonscription, les électeurs avaient nettement préféré l'UMP Philippe Meunier à la socialiste sortante Martine David, laissant présager un raz-de-marée de la droite aux municipales à Saint-Priest qui opposeront les deux mêmes adversaires.
De même à Vénissieux, dirigé depuis 1985 par le député-maire (PCF) André Gerin, la droite, en investissant le quadragénaire Christophe Girard (MPF), soutenu par l'UMP, pourrait surprendre.
Enfin, à Rillieux-la-Pape, l'UMP Jean-François Debiol, qui avait mis en ballottage le président du conseil régional, Jean-Jack Queyranne (PS), aux législatives, dans la 7e circonscription, pourrait bien ravir la mairie à Renaud Gauquelin (PS).
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