Jacques Mayadoux : "Nous avons besoin de renouveau"
Modergnat - décembre 06

"Nous avons besoin de renouveau"
Ancien membre du FN et du MNR, Jacques Mayadoux est désormais responsable du MPF dans l'Allier comme son collègue du Puy-de-dôme Claude Jaffrès. Il nous explique les raisons de ces transferts à répétition.
Modergnat : Pourquoi rejoindre le MPF de Philippe de Villiers ?
Jacques Mayadoux : Cette décision a été prise suite aux échecs du FN et du MNR qui n'ont jamais su peser sur la vie politique, se contentent de s'agiter.
M : Le FN puis le MNR et maintenant le MPF, on a un peu l'impression que vous n'êtes à l'aise nulle part. Vous avez la bougeotte ?
JM : A 15 ans, j'ai adhéré au lycée à un mouvement nationaliste et n'ai jamais changé de ligne depuis. Le changement de mouvement suit l'évolution de la vie politique française.
M : Qu'est-ce qui vous a séduit chez Philippe de Villiers ?
JM : Je ne le connaissais pas et j'ai découvert un homme politique à l'écoute. J'ai apprécié la rigueur de ses idées et de ses convictions. Par ailleurs, sa réussite au plan local, en Vendée, est tout à fait significative puisqu'il n'y a dans ce département, ni chômage ni immigration. Avec lui, nous voulons faire barrage à l'islamisation et rester maîtres chez nous.
M : Mais il fait partie des cibles privilégiés du FN dont vous étiez membre quand même ?
JM : Aujourd'hui, nous avons besoin de renouveau. Le Pen a l'âge qu'avait Clémenceau en 1918. La logique est désormais qu'une relève arrive.
M : Enfin, le discours de Philippe de Villiers s'est muclé ces derniers temps surtout car il n'a pas toujours été aussi virulent...
JM : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal aussi ont musclé leurs discours. Il s'agit d'être réaliste quand la situation évolue.
M : Au niveau régional, quels sont les objectifs du MPF désormais ?
JM : Nous allons nous présenter aux législatives puis aux municipales, éventuellement au sein d'une union de la droite qui refuse l'islamisation. Nous sommes ouverts.
M : A Vichy, quelle sera votre position face à Claude Malhuret ?
JM : Quand j'étais conseiller municipal, j'ai été un opposant actif à Claude Malhuret mais j'ai toujours refusé de faire voter à gauche pour le faire battre. Aujourd'hui, je n'ai pas d'a priori et je ne souhaiterais de toute manière jamais la victoire de la gauche.
Propos recueillis par TM
