Villiers demande qu'un orateur du congrès de l'UOIF soit interdit de séjour
PARIS, 13 avril 2007 (AFP) - Le candidat MPF à la présidentielle Philippe de Villiers a demandé vendredi "l'interdiction de séjour sur le territoire national" de Hani Ramadan, qui doit s'exprimer samedi au rassemblement annuel de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).
"Comment peut-on accepter sur notre sol celui qui, en 2002, a osé déclarer dans le quotidien Le Monde que +la lapidation constitue une punition, mais aussi une sorte de purification+", a déclaré M. de Villiers dans un communiqué.
M. de Villiers reproche également à M. Ramadan d'avoir écrit que "l'obéissance de tous les citoyens musulmans va d'abord à la loi divine" et que la "charia constitue la référence normative de l'ensemble de la communauté".
Hani Ramadan, directeur du centre islamique de Genève, est le frère de l'intellectuel Tariq Ramadan et le petit-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens.
Ses déclarations sur la lapidation lui avaient valu d'être licencié de son poste de professeur de français par le gouvernement genevois en décembre 2002 pour propos "contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique".
Dans son communiqué, Philippe de Villiers précise qu'il fait sa demande "au nom de l'immense majorité des musulmans modérés et laïcs qui souffrent de voir leur foi salie par des fondamentalistes islamistes".
Il entend aussi s'exprimer au nom des Français "qui s'inquiètent de l'inaction des pouvoirs publics sur cette question".
M. de Villiers a fait de la lutte contre "le communautarisme islamique" un de ses chevaux de bataille dans la campagne présidentielle. Il dénonce régulièrement le "silence" et la "lâcheté" des responsables politiques français sur cette question.