Les villieristes cherchent à retrouver "le visage de la France"

Publié le par MPF puy-de-Dôme

PARIS (AFP - 31/03/07) "Je cherche le visage de la France". Sur une scène où le tricolore est partout, le député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux lance le grand meeting de la campagne présidentielle de Philippe de Villiers, samedi à  Paris.

Devant plusieurs milliers de personnes, le député européen, qui participa en 2002 à  la campagne de Jean-Pierre Chevènement, énumère les maux qui brouillent pour lui ce "visage": "la République n'est plus une République", "l'autorité de l'Etat est marchandée", "l'Europe est devenue l'instrument de l'oligarchie contre les peuples".

Dans la grande salle de la porte Maillot, le bleu blanc rouge est partout, autour de la scène, sur les drapeaux brandis par les spectateurs, sur les écharpes des élus ou les jeunes villieristes revêtus de T-shirts tricolores.

Les sorties de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy en faveur du drapeau tricolore ou de l'identité nationale excitent la verve des orateurs, qui ne veulent pas se laisser déposséder du thème.

L'avocat Alexandre Varaud ironise sur le "rouleau de printemps" de la campagne 2007, un "Hulot bien vert" roulé dans un drapeau tricolore, et appelle à  ne pas se tromper: nous n'avons pas attendu" aujourd'hui "pour sortir notre drapeau de notre poche".

"Eux, c'est le patriotisme électoral, moi c'est le patriotisme de conviction", dit enfin Philippe de Villiers, costume bleu, chemise blanche et cravate aux tons rouge et blanc.

"Comme ils criaient en sautant comme des cabris +Europe, Europe+, maintenant c'est France, France", ironise-t-il.

Pour Philippe de Villiers, la délocalisation de l'usine Arena, qui fabrique les maillots de bain de la championne de natation Laure Manaudou, et les incidents de la gare du Nord à  Paris ont une seule et même cause, la perte des frontières nationales.

"Un peuple qui a perdu ses frontières voit partir ses richesses et arriver la misère du monde", lance-t-il, en promettant d'être le président de la République qui "stoppera l'hémorragie des délocalisations" .

Car après l'Europe, l'immigration, qui tend à  créer des situations "d'apartheid" sur le territoire français, et l'influence de l'islam sont dénoncées comme l'autre grande menace pour l'identité nationale.

"Je refuse les menus hallal dans les cantines scolaires, ou les horaires réservés aux femmes dans les piscines", lance Guillaume Peltier, secrétaire général du Mouvement pour la France.

"Nous voulons avoir le droit de vivre selon nos modes de vies millénaires, le droit d'être Français en France", dit-il.

Cette débauche de tricolore plaît à  l'assistance. "C'est ma France à  moi quand j'allais à  l'école", dit un retraité originaire de la Vienne. "J'en ai marre du discours sur la repentance", explique à  la sortie Christophe 32 ans, surveillant de lycée.

Eric, 55 ans, voit aussi dans le bleu blanc rouge un remède au "malaise" de la société. "On se rend compte qu'il y n'y plus d'identité nationale, les gens cassent tout sans penser que c'est à  eux", dit-il.

Une responsable du MPF dans les Bouches-du-Rhône affirme que le slogan de Villiers pour la campagne, "Retrouver la fierté d'être Français", fonctionne bien: "les gens demandent le programme" et "comprennent que ce n'est pas de la xénophobie", dit-il.

Publicité

Publié dans MPF 63

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article