Philippe de Villiers se présente comme "l'homme du patriotisme"

Publié le par MPF puy-de-Dôme

PARIS (AP - 31/03/07) - Le candidat du Mouvement pour la France Philippe De Villiers s'est présenté samedi comme "l'homme du patriotisme" en présentant, lors d'un meeting à Paris son "projet de salut public" qui vise à s'attaquer aux délocalisations, à l'immigration et à "mettre la France avant l'Europe".

"Je suis l'homme du patriotisme", a lancé le président du MPF devant militants et sympathisants massés au palais des Congrès de Paris. Dans le même temps, il a brocardé le "patriotisme de convenance électorale" de ses adversaires Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qu'il a fait huer à plusieurs reprises.

Présentant son projet, il a proposé de faire voter "une loi-cadre pour le renouveau des valeurs civiles et morales de la société française" qui défendrait "l'ordre de la République", l'école et la famille contre le mariage homosexuel ou encore l'euthanasie. "Apprenons à aimer la France", a-t-il souhaité, avant de donner l'exemple et de terminer son discours par ces mots: "O, ma France, je t'aime". Il a ensuite repris "La Marseillaise". Derrière lui, des jeunes du MPF brandissaient des drapeaux français.

Dans un discours de près d'une heure, M. De Villiers est revenu sur les incidents de la gare du Nord, qui traduisent selon lui "l'échec du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy". Il a également dénoncé la réaction "moralement scandaleuse" de Ségolène Royal, qui avait regretté que policiers et ceux qu'ils contrôlent aient parfois "peur les uns des autres".

Critiquant ceux qui soutiennent les "émeutiers", il a affirmé se placer "avec les policiers". "Nous sommes du côté de l'ordre et non pas du côté de ceux qui sèment le désordre", a-t-il lancé. Face à la "logique de conquête territoriale des bandes de banlieue", il a encore promis de "reconquérir les territoires perdus de la République".

Déroulant son programme, le président du Conseil général de Vendée s'est également prononcé pour une maîtrise des frontières françaises, à la fois contre les délocalisations et contre l'immigration. "Un pays qui a perdu ses frontières, ses protections voit venir vers lui la misère du monde et voit partir ses richesses", a-t-il analysé. Il a dénoncé le "mondialisme" de ses adversaires, raillant au passage la visite de Ségolène Royal en Chine, et à au contraire prôné un "patriotisme offensif" sur ces deux dossiers.

En matière économique, il propose "un plan de lutte contre les délocalisations" qui passe par une protection "européenne" douanière et commerciale par "un euro faible" et par un "transfert de l'impôt qui pèse aujourd'hui sur le producteur français et qui pèsera demain sur l'importateur" de produits fabriqués à l'étranger.

Philippe de Villiers propose également un label qui distingue les produits fabriqués en France "pour que le consommateur puisse faire le choix du citoyen" et une priorité, dans les marchés publics, aux PME françaises. Il prône également la remise en cause des 35 heures, le développement de l'actionnariat par les salariés et une baisse des charges de 50% sur les petites et moyennes entreprises. "Je ferai de la France la pépinière planétaire des PME", a-t-il affirmé.

Dénonçant l'immigration sous les applaudissements de la salle, le candidat du MPF a promis de présenter à l'automne un référendum une grande loi destinée à "stopper l'immigration et à maîtriser le communautarisme islamique qui menace les lois de la République". Cette loi prévoirait entre autres le rétablissement des contrôles aux frontières, l'interdiction du voile islamique dans les lieux publics, un durcissement des conditions pour la construction des mosquées ainsi qu'un politique de co-développement au profit de l'Afrique.

Très critique à l'égard de la construction européenne, le président du MPF a encore affirmé qu'il "transférerait les pouvoirs législatifs de la Commission de Bruxelles à Paris" pour donner au Parlement français "le pouvoir de faire la loi", ce qui signifierait une remise en cause des traités actuels de l'Union européenne. "L'Europe doit se reconstruire à partir du 'non' français" au référendum sur la Constitution, a-t-il lancé, rejetant à nouveau la Constitution européenne et le "mini-traité de Nicolas Sarkozy".

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Publié dans MPF 63

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